Le mot du Président

L’Afrique à elle seule détient encore les 2/3 des terres arables, tous continents confondus.

L’autosuffisance alimentaire demeure l’objectif tant convoité par ses états mais difficile à atteindre, particulièrement en Afrique Subsaharienne, en dépit des excédents de croissance importants affichés, immédiatement engloutis par une démographie galopante.

Les Objectifs du Développement Durable de juin 2015 (ODD) s’inscrivent dans le prolongement des 8 Objectifs non atteints du Millénaire pour le Développement (OMD), mis en œuvre en 2000, mais qui ont toutefois apportés de réels progrès en matière de lutte contre la faim, la pauvreté et d’autres formes d’inégalité.

Selon l’ONU, la population mondiale devrait passer de 7,2 milliards aujourd’hui à 9,6 milliards en

2050. Plus de la moitié de cette croissance devrait se produire en Afrique. La population de ce continent pourrait ainsi doubler, passant de 1,1 milliard aujourd’hui à 2,4 milliards en 2050, pour atteindre 4,2 milliards en 2100.

Comment ainsi concilier la perspective d’une diminution des terres arables – conséquence immédiate de la croissance démographique immodérée – avec l’augmentation des besoins alimentaires ? Comment concilier population grandissante et préservation de l’environnement et climat ?

Quelle nouvelle politique redéfinir face à l’élevage, sachant qu’un tiers des terres arables est consacré à l’alimentation du bétail et plus de 60% des céréales produites dans le monde sont destinées à la consommation des animaux et à la production des biocarburants ?

Le Cameroun peut-il se  démarquer de cette problématique ? Certainement oui.

Sa politique agricole engagée depuis des décennies, insérant la préservation de la nature, le projette à y faire face, avec le concours de tous les acteurs économiques.

En adoptant de nouveaux modèles agricoles, permettant de doubler la production alimentaire tout en réduisant les impacts environnementaux de l’agriculture, en choisissant mieux les variétés de cultures résistantes et adaptées à l’écosystème local, en formant les paysans, en adoptant une meilleure gestion et en investissant dans des équipements performants, la production alimentaire pourrait y être augmentée de plus de60%.

La forte dépendance de ses voisins en produits agricoles camerounais, invite le Cameroun à devoir répondre à une demande sans cesse croissante des pays de la CEMAC, du Nigéria et de l’international.

C’est pourquoi la Fondation Soland se met aussi à contribution, pour relever ce défi du millénaire: La sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté, qui restent les priorités du Cameroun, avec des orientations ciblées vers la promotion et le renforcement de l’intégration économique basés sur un équilibre durable, entre des objectifs économiques, la gestion rationnelle de l’environnement et la valorisation des ressources naturelles et humaines.

AFOUMOU Hubert Mathurin, Président Fondateur

 

×